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Dans le cadre d'un travail de recherche coordonné par Non-Violence
XXI et la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès
de l'homme Guillaume Gamblin nous présente ses études
effectuées sur les associations fondatrices de Non-Violence
XXI . (Documents pdf )
Institut de recherche sur la Résolution Non-violente des
Conflits (IRNC)
Non-Violence Actualité (NVA)
Alternatives Non-Violentes (ANV)
Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN)
Coordination de l'Action Non-Violente de l'Arche de Lanza del Vasto
(CANVA)
Instituts de recherche et de Formation du MAN (IFMAN)
Mouvement International de la Réconciliation (MIR)
Cun du Larzac
Equipes de paix dans les Balkans (EpB)
Introduction
En février 2001, les neuf
organisations non-violentes françaises fondatrices de Non-Violence
XXI adoptent les statuts de ce " fonds associatif pour une
culture de non-violence au XXI° siècle ", qui a
pour vocation principale la recherche et le développement
des financements d'origine privée. Le rassemblement de ces
organisations dans un fonds associatif a pour principal objectif
d'assurer une visibilité accrue aux activités et aux
besoins financiers de celles-ci, d'accroître ainsi le volume
des financements d'origine privée envers elles afin de pouvoir
développer leurs activités et leurs réalisations,
mais également de renforcer leur coopération concrète
et la mise en place de projets communs.
Durant l'hiver 2001-2002, est ainsi lancée l'activité
du fonds associatif, avec l'embauche d'une coordinatrice et le lancement
de la recherche de fonds proprement dite. Celle-ci s'adresse tant
aux fondations privées qu'aux donateurs particuliers, ainsi
qu'aux legs. Pour cela Non-Violence XXI choisit de privilégier
dans un premier temps deux thèmes principaux : l'éducation
à la non-violence, et l'intervention civile de paix ( ICP
). C'est ainsi qu'est lancée en 2002 une campagne de soutien
aux volontaires de paix, et en 2003 une campagne de soutien au fonds
pédagogique pour une culture de non-violence. Avec le soutien
de plus de trois cent donateurs, et de trois fondations ( Un Monde
Par Tous, Charles Léopold Mayer, et La Fondation de France
), l'activité du fonds associatif est en train de prendre
de l'ampleur.
Elle permet aussi la rencontre et le dialogue entre membres de ces
diverses organisations, qui n'ont pas toujours le réflexe
de travailler ensemble " main dans la main ", malgré
des thèmes de travail et des terrains d'action souvent très
proches. Les financements accordés ont pour rôle de
privilégier les réalisations communes entre organisations
différentes, afin d'encourager une dynamique de coopération
entre elles.
C'est dans ce cadre qu'une convention
partenariale est signée en 2002 entre Non-Violence XXI et
la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès
de l'Homme ( FPH ), engageant un partenariat financier et méthodologique
durable et prolongeant les relations de coopération qui existaient
depuis de nombreuses années déjà entre la FPH
et les organisations non-violentes, dans le cadre de leurs projets
respectifs. En outre, la fondation compte parmi les principaux partenaires
ayant impulsé la création de ce fonds associatif en
2001.
Afin de leur permettre de faire un travail de retour réflexif
sur elles-mêmes et sur leurs expériences, et afin d'encourager
l'interconnaissance et la coopération entre elles, un travail
de capitalisation des expériences, des ressources et des
savoir-faire présents au sein de ces neuf organisations non-violentes
a été engagé en 2003, avec un fort appui méthodologique
et financier de la FPH, débouchant aujourd'hui sur le présent
dossier. Pour mener à bien cette démarche de "
capitalisation ", je suis allé rencontrer les animateurs
et différents membres de chacune de ces neuf organisations,
situées dans diverses régions de la France. J'ai réalisé
auprès de ces personnes des entretiens approfondis et j'ai
consulté un certain nombre de documents relatifs à
l'histoire, aux activités et aux projets de ces organisations.
Un travail de retranscription, de lectures et de synthèse
a donné lieu à la rédaction de textes de synthèse
sur chacune de ces organisations, qui constituent le corps de ce
dossier.
Ces textes voudraient faire apparaître autant que possible
la singularité de chaque organisation, à travers la
spécificité de son histoire collective et l'expérience
de ses membres, les difficultés ou les conflits qu'elle a
pu rencontrer et les stratégies qu'elle a mise en uvre
pour les affronter et de les résoudre, les thèmes
de réflexion et d'action qui sont les siens, les partenaires
avec lesquels s'est tissée et se tisse son histoire, les
capacités, ressources et savoir-faire qui lui sont spécifiques,
les points forts qui la caractérisent par rapport aux autres
organisations, enfin sa capacité à coopérer
et à travailler en réseau. Ainsi se trouve mis en
valeur ce qui fait la singularité de chaque organisation,
tout en mettant en évidence les capacités de coopération
et de synergie qui sont les siens, avec le reste des organisations
non-violentes membres de Non-Violence XXI , et au-delà. C'est
au final l'esprit singulier qui anime chacune de ces organisations,
qui voudrait être transmis à travers les lignes qui
suivent. Bien sûr, l'ensemble de ces analyses est intimement
lié aux contacts humains et aux impressions personnelles
qui ont été les miens dans le cours de ce travail,
qui ont orienté mon regard et font de ce dossier une réalisation
ayant une indéniable dimension personnelle et subjective.
On ne saurait assimiler ces textes à des documents officiels
de présentation de ces organisations, ni d'ailleurs à
des documents de promotion de leurs activités : leur objet
est autre.
L'intérêt de cette démarche
concerne d'abord ces mouvements : leur renvoyer, comme en miroir,
une image d'eux-mêmes au sein d'une sorte de " portait
de famille ", qui les interroge sur leur place et leur rôle
au sein de l'ensemble des mouvements engagés pour la non-violence.
C'est aussi l'intérêt des " cartographies "
qui suivent ces textes : apporter des éléments de
repérage quasi-topographiques, pour se " situer "
dans l'ensemble des mouvements voisins. Et dégager des perspectives
de coopération ou de débat au vu de certaines proximités
par exemple.
Ce dossier, largement diffusé au sein des mouvements non-violents,
aura pour utilité directe de permettre, par un travail d'information
claire et approfondie, une meilleure interconnaissance de la part
des membres engagés dans chacun de ces mouvements : afin
de renforcer d'éventuelles dynamiques de coopération
au niveau local ou régional, mais également de dépasser
certains préjugés et certains jugements et blocages
basés souvent sur une méconnaissance mutuelle. Il
est tout sauf évident, lorsqu'on commence à s'engager
dans un mouvement cherchant à promouvoir la non-violence,
d'appréhender ses activités et son fonctionnement
dans leur globalité d'une part, et moins encore d'appréhender
l'ensemble du réseau d'organisations non-violentes au sein
duquel il s'insère, partageant bien souvent une histoire
commune avec nombre d'entre elles, et entretenant de nombreux liens
et interactions avec celles-ci. Ce travail s'adresse donc aussi
et peut-être en priorité aux adhérents des mouvements
non-violents.
C'est également dans le cadre des relations, en particulier
militantes, entretenues avec de nombreux autres mouvements ou acteurs
de la société civile, qu'un tel effort de clarification
et de présentation semble également bienvenu : il
permet à des personnes ou associations extérieurs
à cette constellation non-violente d'avoir un regard autant
que possible global, et peut-être d'y voir plus clair parmi
leurs partenaires engagés en faveur de la non-violence. Leur
action gagne ainsi en " lisibilité " extérieure.
Enfin, au travers de cette démarche qui s'est déroulée
sur près de six mois, ce sont les relations entre Non-Violence
XXI et la FPH qui ont pu être développées et
approfondies, à travers des contacts fréquents, un
effort de meilleure connaissance mutuelle, ainsi qu'un soutien méthodologique
important à ce travail de capitalisation et de cartographie.
C'est aussi la fondation qui m'a fourni des conditions de travail
idéales en me libérant un espace à l'intérieur
de ses locaux, et par l'accueil simple et chaleureux de son équipe
: que toutes et tous en soient sincèrement remerciés,
et tout particulièrement Pierre Calame, Juliette Décoster,
Nicolas Haeringer, Vincent Calame et Richard Pétris.
Merci également à celles et ceux qui ont donné
de leur énergie pour permettre l'accomplissement de ce travail
: les animateurs et animatrices des organisations membres de Non-Violence
XXI, qui n'ont pas compté leur temps et m'ont accueilli sur
leurs lieux de travail ou de vie : en particulier Christian Renoux,
Anna Massina, Jean-Baptiste Libouban, François Vaillant,
N'Zinga Verdier, Hervé Ott, Guy Boubault, François
Lhopiteau, Laurence Milliat, et Christian Brunier ; les animateurs
de Non-Violence XXI, et en particulier François Marchand
et Anne-Isabelle Legeay, et tous ceux que je ne puis citer ici,
qui ont fait de cette mission une expérience humainement
très riche.
Guillaume Gamblin, le 21 Novembre 2003.
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